8. Épilogue

À l’annonce du débarquement, le Vercors se déclare territoire libre ; les volontaires affluent. La République libre du Vercors aura vécu du 6 juin au 21 juillet, repoussant plusieurs attaques. Le plateau connaît alors une répression meurtrière car l’armée allemande assaille l’un après l’autre les maquis jurassiens et alpins bloquant sa retraite vers l’Allemagne. Le C 6 parvient à sortir du Vercors en revenant à la vie du partisan : les hommes marchent de nuit, ils boivent la rosée et mangent du trèfle.

En septembre, ils s’engagent dans l’armée régulière « pour la durée de la guerre ». Le C 6 et le C 4 forment ensemble un nouveau peloton règlementaire.

Le peloton dans les Vosges, automne 1944. Au 1er rang, de gauche à droite, François, Guy, Théo ; au 2e rang, derrière Théo : Bertrand.

 

Ils ont laissé au Vercors Roland, le fermier Lebecq et Fressinat.

Tombes provisoires des victimes militaires et civiles de la répression allemande de l’été 1944, Vercors, plaine de Lente.

 

Incorporé dans la 1re division de la France libre, leur régiment combat dans les Vosges et en Alsace avant d’être ramené à l’arrière au printemps 1945, en attendant la démobilisation.

Yves Pérotin (Pothier) commence alors à écrire l’histoire de leur camp. Son récit intitulé La Vie inimitable a été publié en 2014 par les Presses universitaires de Grenoble.

 


Les maquisards mentionnés par leurs noms de guerre sont les suivants : Bernard Gaudillière (Alexis) ; Jacques Leroy (Caran) ; Claude Pison (Charles) ; Charles Deiller (Charly), Jacques Leduc (Félix) ; André Cuny (Dédé) ; Louis Giraud (François) ; Michel Pérotin (lieutenant Fressinat) ; Guy Louvancour (Guy) ; Claude Hiéhlé (Claude) ; Jean Saunier (Kid) ; Yves Pérotin (Pothier); Henri Chevassus (Théo).

Les officiers des camps Thivollet mentionnés sont : Narcisse Geyer (commandant Thivollet) et Bernard Chastenet de Géry (capitaine Roland).